Paroles du mois - Paroisses Bruche/ Hasel. Pèlerinage Alsace, Messes des églises, Oberhaslach, Niederhaslach, Urmatt, Heiligenberg

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Chers amis,

Mes souvenirs d'enfance du mois de mai sont adoucis par la présence de Marie. Je me souviens d'aller, avec d'autres enfants, décorer les petites chapelles qui se trouvaient partout le long des chemins, ou même accrochées à un arbre centenaire. Je me souviens de la prière en l'honneur de Marie, agenouillés devant une chaise, en famille, ou avec le voisinage. Le doux parfum de notre mère du ciel s'est évaporé un peu au fil du temps : nous ne voyons plus que rarement un bouquet de fleurs des champs devant une statue de la Vierge, ou dans une chapelle. Les mai aandacht se font également de plus en plus rares. Faisons durant ce mois en effort, mettons la Mère de Dieu au milieu de nos cœurs, de nos foyers. Ainsi nous allons faire un pèlerinage de notre communauté de paroisses à Marienthal, le 26 mai. Soyons aussi plus attentif au mai aandacht, tous les jours de la semaine après la messe. Rythmons notre journée avec la prière du je vous salue. La première prière de ma journée – pour vous faire une confidence – est de réciter le Je Vous salue, Marie.

« Je Vous salue, Marie »  : “ Marie ”, c’est son Nom propre, parce qu’il n’y a qu’Elle au monde, qu’Elle à jamais dans l’éternité des éternités, à qui les Archanges, les Anges, les Chérubins et les Séraphins et tous les saints de la Cour céleste et jusqu’au fond des enfers, rendront ce culte  : “ Je Vous salue, Marie ”, Marie, l’unique. Nous La saluons comme notre Mère et notre Maîtresse.

Pourquoi donc La saluons-nous  ? Nous, c’est à dire les milliards d’Anges et de créatures humaines raisonnables et tout l’univers  ? Parce qu’Elle est pleine de grâce dans tout son corps et dans tout son esprit, c’est-à-dire dans son intelligence, sa mémoire, son imagination, dans son cœur ou sa volonté, ou ses sentiments. Parce qu’Elle est pleine de grâce, Elle est capable plus qu’aucune autre, comme nous l’a expliqué ces temps derniers Guillaume de Saint-Thierry dans son commentaire du Cantique des cantiques, de voir penchée sur Elle la Face de Dieu, de respirer son haleine, c’est-à-dire son Esprit-Saint, de Le connaître tel qu’Il est, de L’aimer d’un amour mutuel incomparable.

Je n’ajouterai qu’un mot en conclusion, parce que c’est encore un secret que j’ai cru comprendre ce matin. Dans ce Je Vous salue Marie, nous voyons bien à quel point Dieu a des amours particuliers. Dieu n’est pas de ces grands philanthropes qui aiment les hommes, l’humanité en général. Il a aimé Marie. Dieu s’est laissé aller, puis-je dire, avant tous les temps, à aimer une créature personnelle, particulière, c’est Elle, la Vierge Marie, petite jeune fille de Nazareth et non pas toute la collection des autres femmes. Dieu n’aime que des personnes, pas les collectivités ou les grandes idées. Il aime Marie. Il aurait pu, s’Il avait voulu, en aimer trente-six de la même manière. Il n’a aimé qu’Elle comme cela.

Alors, quand nous disons le « Je Vous salue Marie », nous faisons appel à cet amour particulier, j’oserais presque dire, cette passion dévorante, envahissante que Dieu a éprouvée pour Elle. Nous disons  : puisqu’Il vous aime tant, aimez-nous de la même manière et faites-nous participer à quelques-unes de vos richesses. Nous savons bien que là est notre vie, notre joie, notre progrès dans la sainteté, là est notre Ciel et notre vie éternelle.
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