Paroles du mois - Paroisses Bruche/ Hasel. Pèlerinage Alsace, Messes des églises, Oberhaslach, Niederhaslach, Urmatt, Heiligenberg

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Joyeux Noël ! N’est-ce pas étonnant ? Pourquoi souhaiter un « joyeux » Noël ? Comme si cela n’allait pas de soi. Noël pourrait-il être autrement que « joyeux » ?

Seulement, en ce jour si particulier, tout le monde n’a pas le cœur à la fête. Et quand la joie paraît aussi unanimement partagée, la tristesse n’en est que plus durement ressentie.
Comment se réjouir lorsqu’on a perdu un être cher, quand on vit dans un pays en guerre, quand on est malade, épuisé par l’âge, seul, réfugié, loin des siens, prisonnier, accablé par les soucis, lorsqu’on se sent inutile, exclu, en manque d’amour ? Les décorations de la ville et la foule des magasins peuvent sembler insupportables. On a hâte, alors, de passer à « autre chose ».

Et pourtant, comment expliquer que, même dans les pires détresses, Noël soit perçu comme un signe d’espérance ? Ce n’est pas un hasard si les chrétiens ont, dès le IIIe siècle, symboliquement fixé au 25 décembre la date de naissance de Jésus. Noël supplantait la grande fête du soleil invaincu (sol invictus). Timidement, mais inexorablement, au solstice d’hiver, les jours commencent à s’allonger et la lumière à regagner sur les ténèbres.

Noël vient du latin natalis dies, « jour de naissance ». En mémoire de la naissance, avérée, d’un enfant. Un bébé, fragile, dont la venue sur terre, il y a plus de 2000 ans, a bouleversé le monde.

Que l’on voie en lui, ou pas, le fils de Dieu, ce « petit » Jésus dans une crèche semble capable de réconcilier l’humanité avec elle-même. Parce que son histoire remet en cause toutes les hiérarchies. La faiblesse devient une force ; la pauvreté, une richesse ; l’humilité, une grandeur. Les récits de la Nativité mêlent intimement le réel, les croyances et le merveilleux. Mais cela n’épuise pas la question : qui était ce Jésus ? Plus de 2,4 milliards de chrétiens croient, aujourd’hui, qu’il était plus qu’un homme.

Dans la nuit de Noël, tout homme de bonne volonté se prend, un instant, à rêver d’un monde de paix. Les enfants aux yeux brillants. Les plus grands, aussi, qui renouent avec leur innocence perdue.

Chers amis,



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